Chronique Japon, octobre-novembre 2019. Olivier Rousselon Sensei (Chef de l'Espagne)

Chronique Japon, octobre-novembre 2019.
Deux Honbu dojo dans la même journée…
J’ai attendu quarante ans de pratique de l’aikido avant d’effectuer mon premier voyage au pays du soleil levant et berceau des arts martiaux, Japon. C’était en décembre 2018 pour des entrainements spécifiques de koryu de l’école Takeda Ryu Nakamura Ha dans les dojo des senseis Japonais. Retrouver les souvenirs de Soke Nakamura Hisashi en pratiquant dans son dojo emprunt d’une énergie spéciale est un moment inoubliable.
Un an plus tard l’organisation NSR mondiale invite a nouveau les représentants européens à l’intronisation du nouveau soke, Shuji Nakamura. Acompagné de mon fidéle éleve et ami, Raúl sensei, nous retrouvons cet homme aimable, souriant, courtois, respectueux et humble. Son regard inquisiteur et pénétrant semble scruter la profondeur de votre âme. Peu souvent j’ai eu l’ocasion d’observer un maître qui réuni puissance et précision, harmonie et élégance, verticalité et stabilité, le tout dans une économie d’énergie controlée. Trés différent de nombreux maîtres de budo qui utilisent uke comme de la chaire à canon. Mais, ce qui m’a le plus frappé c’est sa précision chirurgicale dans toutes les disciplines et surtout dans la pratique du iaido. La chorégraphie de cette calligraphie spacio-temporelle précise et belle ne peu émaner que d’un hara enraciné et un esprit stable.
Sept pays présents et dix huit sensei d’Europe et d’Afrique en monski, parmi quelques deux cents personnalités et pratiquants le la Takeda Ryu, assistérent à la cérémonie. La remise du précieux katana ainsi que les documents internes et le titre de Kaiden furent offerts au nouveau Soke. Une démonstration improvisée de kata koryu avec ukemi, a même la moquette du salón, renforça encore plus l’image de la tradition.
L’expérience la plus incroyable fut pour moi et Raúl sensei le samedi jour de tourisme et veille de notre départ. Le but était de se prendre en photo au Honbu dojo de l’ Aikikai. De nouveau levé a six heure, comme tous les matins et un déjeuner japonais pantagruélique pour résister toute la journée, nous nous dirigeons tant bien que mal vers notre destination. Déjà quelques jours auparavant le temple shintoiste de Takeda Shingen a Kofu nous rempli d’émotion pour toucher du doigt des siècles de tradition et sentir l’atmosphère de son vieux musée dédié au puissant Daimyo. L’édifice mytique de plusieurs étages est une étape obligée de tous les aikidokas du monde entier. N’ayant pas nos passeports de l’aikikai pour pénétrer le Saint des saints les photos se succédèrent. Mais la providence se présente quand la passion et le coeur ouvre le chemin…Un Européen derrière le comptoir attira notre attention…Hola que tal…Un espagnol de Seville répondit a notre Konishiwa…et nous proposa de vérifier si nos deux noms se trouvaient dans l’ordinateur central. Bingo nous y êtions. Miracle…Comme bon aikidoka notre keikogi ne nous quitte jamais. Une heure de cours avec Kobayashi sensei nous ouvrit les portes de ce dojo immaculé chargé d’histoire. Le rituel du balayage du tatami et les photos avec nos uke ainsi que Sasaki sensei ami de Yasunari Kitoura, immortalisèrent un rêve de quarante ans.
Pourquoi donc ne pas partir à la découverte du Honbu dojo Takeda pour une cession de photo? Aprés deux heures de recherche, un quartie animé nous dévoila dans une ruelle contre la voie ferrée une façade austére et viellotte, Le Honbu dojo Takeda. Nous prenons des photos et essayons tant bien que mal de deviner l’intérieur avant de repartir lorsque le sensei du club arrive en camionette. Encore la providence… Un cour commençait dans quarante minutes et nous pouvions nous entrainer avec l’accord de Valmy Debot et de Soke Nakamura que nous joignons illico, le protocole est indispensable au japon. Yoshida shihan nous ouvrit les portes. Plus authentique impossible. Dans la première piéce des tatamis rapiécés, les keikogis qui pendent au plafond, les murs semblent imprégnés de sueur, de sang et de larmes. Les rires des enfants à l’étage supérieur contrastent fortement avec cette première impression. Quelle émotion de découvrir le tatami du premier étage. L’énergie qui y régne est palpable et les deux heures d’aikido et jukenpo passèrent en un éclair. Un samurái en armure surgit de nulle part vint nous défier en Batto shiai, un rêve? Non une réalité car il se joignit à nous pour un repas qui dura près de trois heures. Les entrainements dans les dojo de Soke Nakamura, Sofue et Morita shihan en aikido, jukenpo, jodo et iaido comblèrent nos espérances. Avoir l'honneur de participer a une ceremonie d'investiture unique en son genre et la preuve du lien exceptionelle qui unissent Valmy et Corinne sensei ainsi que tous les pratiquants de la Takeda Ryu Nakamura Ha a notre nouveau Soke. Merci a eux deux pour avoir rendu possible cette reconaissance indefectible de notre attachement a la Takeda Ryu Nakamura Shuji.
Nous repartons du Japon le coeur plein de gratitude et d’énergie. Merci a tous les sensei japonais et européens pour cette possibilité unique de découvrir et pratiquer notre passion. Longue vie a notre nouveau Soke.
Olivier Rousselon Joden Shihan Takeda Ryu Nakamura Ha, responsable de l´Espagne.
Aikido Aikikai 3º Dan, enseignant de taichí chen de Maître Wang Xi An
Directeur Ecole Wuji de Artes Marciales y Bienestar de Pampelune, Sobukai Pamplona
www.escuelawuji.com

Soke Hisashi Nakamura,
le soke de notre école

(1932-2018)

  

Aikido Iaido Jodo Jukenpo Kendo

Pour tout renseignement sur le TAKEDA RYU NAKAMURA HA, veuillez vous adresser à

Mr Valmy Debot.