Cascade du rouget

Cascade du rouget

 

L’exercice est difficile car il est hors du commun de nos pratiques confortables de nos dojos. Il est certes correct de penser qu’il est nécessaire de renforcer son corps à l’effort, en l’entraînant à se dépasser.

Reprendre contact avec la nature dans un acte conscient du lien perdu est vital.

Nous sommes tous des poussières d’étoiles. Nous appartenons à cette énergie cosmique qui nous entoure et qui est en nous et qui régit l’univers.

 

Ainsi donc l’exercice de la cascade à plusieurs buts. Tout d’abord le renforcement du corps par des exercices physiques ensuite une prise de conscience et une méditation par le geste et par la respiration, faire un avec l’univers en faisant le vide.

 

Avoir autour de soi un tel spectacle qu’est la cascade et son environnement est magique car l’attitude que nous y développons est une attitude emplie de respect, de sérieux, d’attention.

 

Il fait froid, l’air est humide. Dans le kata de respiration que nous fait exécuter Féodor le geste est un peu engourdi mais très vite nous sommes dans un autre monde, un monde que nous n’aurions jamais du quitter. Ce monde est celui de l’harmonie avec la nature, dans la nature.

 

Le geste est sur, clair, précis, il faut suivre car l’explication est inaudible du au bruit qui remonte du fond de la rivière qui prends naissance au contact de la roche. Le son est dur et assourdissement sur le rocher, il ressemble aux pulsations de notre cœur qui cognent un bruit sourd qui est en nous. L’harmonie viendrait-elle de ces bruits naturels qui vivent en nous et hors de nous. Cette nature qui nous entoure, nous remets à l’heure, nous fait retrouver cette harmonie perdue.

 

Féodor dicte les exercices, ils vont en se répétant de manière rapide et se succèdent de plus en plus vite. La casse des tuiles est l’exercice suivant, tout le monde s’y prête sans se poser question. Chacun casse au milieu de ce paysage qui prend une dimension qui nous dépasse en ce moment car il semble être en nous.

 

Vient ensuite l’épisode le plus fou, le plus dantesque. Pour les volontaires, pour ceux qui se sont dépassés, pour ceux qui on su faire abstraction de questionnement. Ils entrent sous la cascade et le ciel leur tombe sur la tête. Mais inexistant puisque le kata est exécuté comme si rien ne pouvait l’arrêter. Des tonnes d’eau ont déjà été déversées par dame nature et le maître se plie au budo dans son geste gratuit et harmonieux.

 

Plus de ressentit, rien que le geste, plus rien n’existe, seul le geste compte,   que le geste.

 

 

Valmy DEBOT

 

 

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