TOKUGAWA Iéyasu

09/07/2011 15:14

Tokugawa Iéyasu établi son gouvernement en 1603 dans la nouvelle ville d’Edo, l’actuel Tokyo, non loin de Kamakura, l’ancienne capitale militaire. Son régime coupa le Japon du monde extérieur et cet isolement perdura jusqu’en 1867. Le seul contact avec le monde extérieur était un bateau chinois et un bateau hollandais par an. Le régime est à l’origine aussi du système de castes. Il les instaura en quatre castes cloisonnées, les guerriers, les paysans, les artisans et commerçants. La caste des guerriers émanait de l’aristocratie. Ce système était un système héréditaire ayant ses propres lois et rarement les alliances étaient autorisées. Il existait deux sous castes les « non humains » et les « souillés », les paria de la société.

La période de Tokugawa fut une période de paix, seule une révolte chrétienne fut matée dans le sang et le christianisme fut interdit. Durant cette période de paix, les samouraïs s’adonnèrent à l’étude des sciences, des arts et de la religion. Tout ce système féodal fut minutieusement entretenu, les règles, les devoirs, les droits, l’éducation et l’éthique furent savamment dosés et intégrés dans chaque individu. En observant le Japon moderne on perçoit de toute évidence la marque indélébile qu’à laissé le Japon féodal dans la société moderne.

 

Il suffit d’entrer dans une école traditionnelle japonaise et de suite on perçoit dans quel Japon on évolue. Un pratiquant, un budoka avertit, se comportera au sein de cette école de manière raffiné tâchant de ne commettre aucun impair. On reconnaîtra ce raffinement à ce guerrier. Les règles et les usages seront respectés sur tous les plans. Le respect sera la première valeur indispensable à son évolution. Le respect du maître, le respect du sempai, du koai, le respect de la courtoisie, le respect des lieux le respect de l’étiquette, cet esprit du respect est indispensable. Cet esprit est très lié à cet esprit féodal. Sans savoir comment se comporter vous ne donnerez de vous qu’une piètre image d’un guerrier sans aucune éducation.

 

La takeda ryu Nakamura Ha est une école traditionnelle japonaise basée sur cet esprit féodal.

Ecole séculaire, école féodale, dont les connaissances venues du fonds des âges, nous aident à la pratique du BUDO de cette RYU, qui nous apporte aujourd’hui une manière d’être,  favorisant ainsi l’épanouissement de notre personnalité. C’est ainsi que nous pourrions définir le TAKEDABUDO aux temps présents.

 

La TAKEDA RYU NAKAMURA HA se veut une école de samouraïs enseignant toutes les disciplines martiales dans une globalité. Pour le pratiquant du takeda budo, un peu érudit, il reconnaît de suite ce caractère exceptionnel. L’AIKI étant la base de cet enseignement, on retrouve dans les autres disciplines , Iaido, Jodo, Kendo, Jukenpo, Shuriken, Shugi… les mêmes stratégies, les mêmes déplacement esquives, techniques que l’on étudie en Aiki. L’évolution dans les autres disciplines est alors beaucoup plus rapide que si l’étude portait sur des écoles et des styles différents. C’est donc cette globalité qui la rend unique. Techniques, stratégies sont effectuées dans un seul même esprit, celui du combat.

 

L’école transmet ce savoir de manière traditionnelle. Cette transmission se fait par une pédagogie moderne élaborée par NAKAMURA SOKE. Le contenu est adapté aux combats modernes. La tradition est transmise aussi par un savoir faire et un savoir être.

 

De nos jours, le but de la pratique d’un budo est l’épanouissement de la personnalité par des valeurs essentielles. Pour en arriver à être libre et responsable des ses choix ainsi que de les assumer.

 

Quelle est donc la pédagogie qui permet de dire que le pratiquant épanouit sa personnalité?

Prenons l’exemple de la pratique de l’IADO.

 

Dans l’étude de l’IAIDO, il y a plusieurs parties.

 

La première partie est le KIHON.

Dans l’étude du KIHON, il y a l’apprentissage de base des techniques, l’étude de l’étiquette REIGISAHO, du BATTO la manière de dégainer, du NOTTO la manière de rengainer. Il y a aussi tout le vocabulaire, le nom des techniques à intégrer la gestuelle des techniques KIRITSUKE (coupe à une main) et GIRI (coupe à deux mains) ainsi que les enchaînements.

Le pratiquant va développer au contact de cette matière, une concentration particulièrement bien centrée, un savoir faire ainsi qu’un savoir être codifié. Il passera de la mentalisation vers le geste instinctif. L’exercice sera constamment remis sur le travail afin de perfectionner le geste. La mémoire du vocabulaire est importante car tout se dit et se fait en langue japonaise. 

Le pratiquant va se familiariser avec une arme qui fut un pan de la culture du Japon. A la manipulation de cette arme, qui n’est plus d’actualité, se posera la question de sa motivation et du pourquoi cette étude. Chacun y trouvera ce qu’il cherche. Très vite le pratiquant découvrira que c’est un chemin intérieur et que souvent l’étude du sabre japonais se fait en corrélation à la pratique du ZEN.

Dans cette première partie, l’on va construire le SHIHAI, le combat sous 4 KATA. On développe la stratégie du combat, la qualité des techniques et de ses enchaînements. On doit gérer le stress, le contrôle de soi, le timing, la connaissance de l’autre. Le tout s’inscrit dans une recherche de la réalité du combat réel, privilégiant la justesse des techniques à la vitesse d’exécution.

 

Une deuxième partie est le KATA.

Une première forme est le KATA imposé. Le pratiquant lors de cette étude de différents KATA va prendre conscience que la pratique du sabre n’est pas une simple gestuelle.

Que pour faire vivre un KATA, il va devoir mettre en œuvre beaucoup de répétition, beaucoup d’entraînements. Il va devoir faire preuve de concentration totale. Le pratiquant doit faire ressentir la véracité de ce qu’il démontre en faisant vivre son KATA. La variation de rythme fait ressortir la concentration ainsi que la véracité. Le pratiquant démontre son KATA seul et doit faire ressentir au public présent, qu’il y a un partenaire. L’enchaînement des techniques doit se faire dans une harmonie de l’étiquette, on doit ressentir une fluidité globale.

 

Une troisième partie est le KATA libre qui se fait à trois et que l’on nomme KITEI KATA.

Dans cette démonstration de KATA, en plus des éléments démontrés dans la deuxième partie, il y a une notion supplémentaire qui est l’harmonie du groupe. L’harmonie du groupe doit être parfaite. L’énergie qui ce dégagera de cette démonstration en sera rehaussée. Le KITEIKATA répond à des règles strictes. Temps imparti, démonstrations de KATA en ZEIZA ainsi que debout, également dans les quatre directions, en marchant en courant, en sautant.

Les règles sont reprises dans le programme du TAKEDABUDO, voir article.

 

Une quatrième partie est le JYUKATA que l’on présente à deux.

En plus de toutes les qualités demandées, démontrées dans les parties de un à trois, il y a maintenant une notion supplémentaire qui est la créativité. Là aussi le KATA exécuté doit répondre à des critères bien déterminés, voir règles. Le plus original, est le mieux. Cette démonstration fait l’objet d’une saynète bien réglée, exécutée en 21 secondes.

 

Une cinquième partie qui est le BATTOGIRI qui est la coupe.

Le BATTOGIRI met à l’épreuve les capacités de tout sabreur à la manipulation de l’arme qui est le KATANA. Exécuter des coupes parfaites selon des règles et des critères précis, démontrent la possession entière de l’art de l’IAIDO.

 

On se rend compte que pour présenter tous ces KATA dans les cinq parties, expliquées ici plus haut, demande de nombreuses années de pratique. Avoir développé une attitude, un savoir faire et un savoir être tout particulier. Face à ce genre de travail, comment n’avoir pas pu épanouir sa personnalité ?

 

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Pour tout renseignement sur le TAKEDA RYU NAKAMURA HA, veuillez vous adresser à Mr Valmy Debot.

 

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