Etre sanctionné à un niveau DAN…

02/06/2011 18:36

Quelle en était la signification dans le BUDO ancien ? Existait-elle ou est-ce une invention du BUDO moderne ?

 

Dans nos esprits modernes, dans nos modes de vie d’européens, l’adulte est face à la compétition dans pratiquement tous les domaines. Dans sa vie professionnelle ou dans sa vie privée, il doit être dans le groupe des meilleurs. Il y va d’être reconnu, il y va de la considération d’autrui vis-à-vis de soi. C’est ainsi que notre éducation dès le plus âge nous formate. Il faut dire que très vite l’enfant est éduqué dans l’esprit de compétition. Dès l’école il est côté, noté, selon des critères d’évaluation qui correspondent aux normes fixés. L’enseignant sait comment fonctionne le système, il sait comment l’enfant devra se battre. L’on fait donc appel à la l’évaluation normative. On va baser sa motivation d’apprentissage sur la compétition. Hors on sait pertinemment bien que mal gérée, elle aboutit à la violence. Il est donc indispensable de baser la pédagogie d’évaluation sur son côté formatif. L’évaluation formative et auto évaluation doivent apporter à l’élève un savoir qui va lui permettre d’évoluer positivement en ayant qu’un seul objectif celui de se dépasser soi-même.

 

Il en va de même pour le budo.

 

Dans le BUDO moderne on reconnaît ces deux  formes d’évaluation. La première forme, dite normative, basée sur la compétition, sur des normes strictes, provoque parfois des comportements agressifs et surdimensionnés. L’humilité souvent fait défaut et l’estime que l’on a de soi fait parfois appel à un orgueil mal placé. Mais les lois de la compétition vient organiser tout cela et prouve qu’un champion est le plus souvent très humble.

 

Ce qui est étrange, lorsqu’on jette un regard sur la pratique du budo traditionnel, c’est que l’on a la même dérive si pas parfois plus grande. En effet le budo traditionnel, domaine où il n’y a pas de compétition sauf le dépassement de soi, compte dans ses rangs de merveilleux accidents d’égo démesuré. Jugeant leurs pairs, jugeant que seule leur pratique est valable comparé aux autres etc…on connaît ce genre de réflexion. Parfois certain iront jusqu’à dénigré leur maître remettant en cause l’octroi d’un titre ou diplôme DAN à un pratiquant oubliant que c’est de la main du maître qu’ils ont reçu leurs propres grades.

 

Se glorifier d’un titre ou d’un niveau DAN est un acte ostentatoire de pouvoir que l’on a sur certain…peut-être !

 

Dans l’école TAKEDA, avant SOKE NAKAMURA, il existait 5 niveaux.

 

-Shoden Kyhohan       élève du premier niveau

-Chuden Kyhohan      élève du niveau moyen

-Joden Shihan             élève du niveau supérieur

-Okuden Shihan          maître au niveau secret

-Kaïden Shihan           maîtrise total de tout le sobudo TAKEDA

 

L’enseignement, était et est toujours d’ailleurs, un enseignement oral. Arrivé à un certain niveau de maîtrise, le pratiquant lors d’une cérémonie, où on lui déroulait les rouleaux de l’école sur lesquels étaient codifié toutes les techniques martiales, propriété de l’école, recopier les noms des techniques sanctionnant ainsi son niveau.

 

C’est donc ainsi qu’est né l’idée d’émettre un diplôme sur lequel votre niveau DAN est bien repris, mais aussi le nombre de techniques que vous devez connaître pour votre niveau.

 

Le diplôme DAN est ainsi né.

 

Se revendiquer donc d’un niveau DAN prouve uniquement que vous possédez une maîtrise pour laquelle vous avez beaucoup travaillé. Se prévaloir d’un niveau DAN ne veut rien dire et nous retombons comme au début dans l’évaluation mal comprise, ne flattant que son égo.

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Soke Hisashi Nakamura,
le soke de notre école

  

Aikido Iaido Jodo Jukenpo Kendo

 

 

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Pour tout renseignement sur le TAKEDA RYU NAKAMURA HA, veuillez vous adresser à Mr Valmy Debot.

 

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