Discours de DEBOT sensei lors de la remise des titres et Dan grades....

31/12/2014 16:06

1er) BUDO et BUSHIDO

La takeda-ryu est une école qui enseigne et pratique le BUDO en mettant en évidence le code du BUSHIDO. Il faut distinguer le BUDO du BUSHIDO. La différence essentielle  entre le BUDO et le BUSHIDO est que le BUDO est une voie vers un art martial, on insistera sur le mot ART, cela se vit dans la pratique, le BUSHIDO étant la voie du guerrier dans l’esprit de guerre et de combat.

Le BUDO est un entraînement mental difficile, il commence par le respect, le REÏ et se termine REÏ.

Comme le disent les sempaï et les maîtres, il faut à tout instant respecter les bonnes manières. Le BUDO est le chemin, la voie, qui permet d’harmoniser les relations avec autrui. L’étiquette étant fondamentale, tout comme les bonnes manières. Tout l’art est donc de recevoir une bonne éducation et de l’appliquer à tout instant. La responsabilité se porte sur celui qui va la transmettre, le père, la mère, le professeur, le senseï, la vie…

Dans le BUSHIDO, Il est probable qu’à l’heure de vérité, on en arrive à un combat à mort, mais, justement, avant d’arriver à ce duel final, il faut prendre le temps de parler, de réfléchir, d’essayer de parler pour calmer la situation. Il faut négocier avec l’autre personne.

Mais de nos jours toutes les écoles de BUDO développent le concept « Je veux être le plus fort », ce concept du rapport de force n’est pas le BUDO ! En réalité le BUDO c’est beaucoup plus que cela ! Le BUDO n’est certes pas un outil qui sert à forger son égo. Le BUDO est une compréhension et une acceptation des choses « SHOGANAï ». Rappelons-nous un instant qui nous sommes, ce que nous sommes. Nous sommes peu de chose, poussières d’étoiles dans un univers cosmique qui dépasse notre entendement. Nous sommes une expression d’une énergie qui se trouve être universelle et partout présente. Nous sommes une forme de vie consciente, de passage, dans un laps de temps infime ou vie et mort se succèdent. Malgré cette compréhension, cette prise de conscience, nous parvenons à nous battre, à guerroyer, à nous entre tuer entre frères humains. Nous parvenons à intriguer pour avoir le pouvoir sur l’autre, être le plus fort !  Mais que veut dire avoir le pouvoir sur l’autre ? Toute cette violence n’est que l’expression de notre être primaire.

 

 

2ème ) Mais dans le BUDO qu’est-ce donc l’essentiel ?

L’essentiel est l’esprit du guerrier et le chemin qu’il doit parcourir pour y arriver. Par le passé l’esprit du BUSHIDO était fortement ancré dans la culture des samouraïs, cet esprit a fortement évolué vers l’actuel BUDO, c’est-à-dire le paufinement des techniques et de l’esprit qui suivent le chemin du guerrier dans un esprit de paix.

Ayant une haute estime du concept du « chemin », le « DO », il s’agit d’essayer de faire de la technique un art en s’oubliant soi-même. Ne vivre son BUDO que pour la perfection du geste,  la perfection de la technique.

C’est cela qu’il faut apprendre des différents maîtres, des nombreux sempaï, côtoyés.

L’important est le chemin à parcourir, la manière dont on le parcourt ! Tout s’inscrit dans la durée.

Lorsque l’on arrive au bout du chemin, on devient sage bien sur si on a respecté les règles dans les valeurs du BUSHIDO.

Tout futur instructeur doit être observé et dirigé dans la voie. Pour lui donner son niveau « Shoden, Chuden, Joden, Okuden, Kaiden. » Les sempaï doivent mesurer l’humanisme qu’il a pu façonner dans sa pratique du BUDO, tout dépend aussi de la carrière de chacun.

Toute critique allant contre un instructeur est une critique envers ses sempaï.

Grandir entant que personne et cultiver son humanisme telle est la voie. Hélas de nos jours, on constate une grande carence de cette valeur fondamentale dans nos relations humaines. Dans le monde du BUDO, elle est encore présente, on y attache une grande importance.

Le BUDO, c’est cultiver son humanisme !

Dans l’évolution vers la compétition le respect de ces valeurs est d’une importance capitale.

On s’entrainerapour être le plus fort, pour vaincre mais on ne doit pas se contenter de cela !

Le BUDO est une compréhension et une réflexion d’une philosophie plus profonde.

 

3ème ) Pratiquer l’art du TAKEDA BUDO NAKAMURA HA.

On choisit une école, une voie. Ensuite on choisit un maître qui va nous aider à grandir dans la philosophie de l’école traditionnelle japonaise. On grandira dans cette école comme un arbre dans une forêt sans se comparer avec l’autre sans se mesurer à l’autre !

La takeda ryu est une école exceptionnelle dans sa globalité, elle enseigne les arts de combats des samouraïs des temps passés. Les valeurs et les règles du BUSHIDO dictent son évolution.

Cette école est dirigée par SOKE NAKAMURA Hisachi qui est le « maître de la maison ». Selon SOKE, c’est une véritable école de BUDO traditionnel.  SOKE y a insufflé sa vision du BUDO et a transmis son savoir qui ce dernier lui avait été transmis par OBA ICHIO SOKE qui détenait ce savoir de ses prédécesseurs et ainsi de suite.  43 générations de grands maîtres s’attelèrent à cette transmission depuis l’an 800. La mission de SOKE NAKAMURA HISASHI est de transmettre ce savoir ancestral au Japon ainsi que hors Japon.

Il est supporté dans sa tâche par SOFUE sensei KAIDEN SHIHAN, NAKAMURA sensei OKUDEN SHIHAN,MORITA sensei OKUDEN SHIHAN, TOYOSHIMA sensei OKUDEN SHIHAN, DEBOT sensei OKUDEN SHIHAN. Ensuite viennent les JODEN SHIHAN, DUFRENE sensei,, MARCINOWSKI sensei, GILLET sensei, ONO sensei, YOSHIDA sensei, MATSUSHITA sensei,,VAN DEN PLAS sensei, BOUHAIT sensei. Ensuite viennent les CHUDEN KYOHAN, ensuite les SHODEN KYOHAN.

Personne n’enseigne sans avoir obtenu ce titre minimum. Chaque titre correspond à un niveau dans les différentes disciplines de l’école.

Pour obtenir ces titres et ces grades, il faut s’être investi dans l’école corps et âme. Avoir remis mille fois son travail sur le métier. Que de sueur, que de temps, que de chutes, que de techniques, que d’essais manqués ou réussis, que de combats perdus ou gagnés, que d’investissements sur et en dehors du tatamis, que d’argent investi, que d’énergie donnée de manière altruiste, que de blessures infligées au corps, bref que d’énergie donnée !

Les sensei qui sont aussi les représentants, à différents niveaux de la hiérarchie traditionnelle japonaise, sont responsables de la transmission et responsables surtout dans quel état d’esprit cette transmission s’effectuent. Esprit du BUDO !

Dans une école traditionnelle japonaise comme la takeda, la hiérarchie est pyramidale. Au sommet de la pyramide se trouve SOKE qui a nommé ses KAIDEN, OKUDEN, JODEN. Les SHIHAN ont comme responsabilité de nommer les CHUDEN, SHODEN et les grades DAN. Les sensei nomment les KYU. Toute nomination doit répondre à certains critères pédagogiques.

 

Qualités demandées par Grade DAN

 

Grade

Synthèse

Connaissances

Qualités

1 Kyu

Connaissance

des KISO

TAISO

+ maîtrise des UKEMI

+ reproduire le KIHON présenté

 

RESPECTUEUX

1 Dan

Connaissance

des techniques

Connaissance des KIHON

+ noms japonais

+ TWR

 

COURTOISIE

2 Dan

Efficacité

Efficacité dans les KIHON

+ Connaissance des HENKA

+ efficacité TWR

+ la pratique du SOGO

SHIN GI TAI

3 Dan

Tactique

Efficacité dans les HENKA

+ efficacité dans le SOGO

 

 

L’EXEMPLE (Hakama bleu)

accès au grade de

shoden kyohan

4 Dan

Jujitsu

Esprit KORYU

Techniques sans compromis

(avec UKE 3ème DAN min.)

ENERGIE &

ESPRIT COMBATIF

accès au grade de

chuden kyohan

5 Dan

Connaissance

des principes

Arriver à faire la synthèse des principes qui permet de sortir d'un mouvement jamais vu

 

COMPREHENSION

accès au grade de

Joden Shihan

6 Dan

Maîtrise

des principes

Efficacité

dans tous les mouvements

 

 

MAITRISE

 

7 Dan

Honorifique

Honorifique

 

 

 

 

8 Dan

Honorifique

Honorifique

 

 

 

 

 

Valeurs demandées par Titre MENKYO

 

Titre

Connaissances

Valeurs Humaine

SHODEN KYOHAN

 

4-3-2

ou

min 9 Dan

 

Théorie & Pratique

Gestion du groupe & vocabulaire japonais Expliquer : les chutes, la distance,

le rythme, les kihon.

Juger un TWR

Respect

Prendre des initiatives

jugement impartial

CHUDEN KYOHAN

 

5-4-3

ou

min 12 Dan

 

Fidélité du mouvement kihon suivant Soke.

Efficacité des kihon et henka.

Savoir le faire au ralenti

Juger un SHIAI (toutes disciplines)

Tolérance

adoucir les conflits

tirer les gens vers le haut

JODEN SHIHAN

 

6-5-4-3

ou

min 18 Dan

 

Fidélité dans l'enseignement

Expliquer les principes

Savoir se remettre en question

Gérer un STAGE / TAIKAI

Générosité

le don de soi

être un rassembleur

OKUDEN SHIHAN

 

7-6-5-4

ou

min 22 Dan

 

Diriger une fédération

Dépasser les frontières

KAIDEN SHIHAN

 

8-7-6-5-4

ou

min 30 Dan

 

Diriger une Ecole, un style

Universel

 

 

 

Avant tout, les sensei et maîtres  doivent agir en tant que rassembleurs, s’ils agissent différemment, ils divisent et cela est un échec personnel pour eux-mêmes.

Si les budoka nommés à ces titres ne respectent pas leur mission, ils sont mis sur le côté afin qu’ils puissent réfléchir individuellement sur leur manière de penser et leurs agissements. Ils doivent réfléchir sur leur statut dans l’école, se demander si leurs agissements sont bien en phase avec les règles et valeurs du BUSHIDO.  Ils doivent remettre en cause leur place au sein de l’école et la quitter si celle-ci ne correspond plus à leurs critères et valeurs de vie.

Ainsi donc avant d’être nommé à un titre, on doit faire preuve des valeurs humaines qui correspondent au niveau défini.

Pour être nommé en tant que SHODEN KYOHAN par un SHIHAN, il faut connaître les valeurs du BUDO édictés dans le code du BUSHIDO, la première en est le respect !

 

3ème Code d’honneur du Samouraï

Code d’honneur du Samouraï : La politesse et le respect.

Lorsqu’on agit sans déférence avec autrui, ses parents, ses maîtres, on ne pourra dire que vous agissez en accord avec la voie du guerrier. Aucun guerrier honnête ne saurait être grossier ou négligent en leur présence. Ne pas se relâcher même loin des regards, quand maîtres et parents ne savent pas ce qu’on fait et se conduire dans les ténèbres de la nuit de la même façon que dans la lumière du jour, c’est ce qu’on appelle la loyauté et la piété filiale des guerriers. Lorsque vous entendez ou dites quelque chose concernant votre maître, tenez-vous droit ! Il est de mauvaise augure de se laisser aller sans retenue à des commérages sur lui sans retenue.

 

Ainsi lorsque j’entends parmi vous, sensei et pratiquants, émettre en public des reproches concernant les responsabilités, la transmission des techniques, une reconnaissance absente et d’autres différents, je ne peux que me dire : Que voilà des jugements gratuits et impartiaux. Quel est donc cette manière de voir les choses sans respect de ses maîtres ni des sempaï ! Qu’est-ce qui nous pousse soudain à émettre de telles critiques ? Ne serait-ce une vue nombriliste de notre voie du BUDO ? Encore et toujours notre égo !

 

            Code d’honneur du Samouraï : Se garder de la médisance.

Pour un guerrier en service officiel, il est fondamental de toujours être attentif à na pas médire, même si vous voyez ou entendez des mauvaises choses à propos de vos collègues. Cela parce que vous ignorez les erreurs ou les malentendus dont vous êtes vous-même responsable. En outre les cadres dirigeant et les officiers sont nommés par le suzerain qui vous emploie, selon les critères de sa perspicacité. Aussi dire du mal d’eux revient-il à calomnier votre maître.

Par ailleurs, il peut arriver que, pour quelques raison, vous ayez besoin des services de ces gens et deviez guetter le moment où ils sont bien disposés pour faire votre requête, les mains jointes et genoux à terre, en imposant le silence à cette bouche qui se laissait aller jusqu’à présent à la calomnie et à la critique. Quel qu’en soit le sujet, ce genre de propos ne devrait pas sortir de la bouche d’une personne qui se prétend être un guerrier.

 

Lorsqu’on arrive à ne plus pouvoir s’entendre au sein du groupe, lorsqu’on estime devoir quitter le groupe pour une raison personnelle ou raison nous poussant à avoir de nombreux griefs vis-à-vis  des dirigeants, il est tentant de reprendre sa liberté. On renonce à ce moment à l’école et à sa voie, au BUDO dans lequel on a entraîné corps et esprit et nous revoilà au point de départ sans rien avoir appris. On se berce d’illusions, on croit connaître l’école, en réalité on se contente que de la technique, on fait fi de l’esprit qui mène au véritable BUDO. (SHIN GI TAI ). Le but dans la pratique d’un BUDO, est de gravir assez d’échelons à l’échelle que nous pratiquons, pour arriver au-dessus du mur.  Au-dessus du mur on voit tous la même chose. Mais si à la moindre difficulté on change d’échelle, encore et encore, au fur et à mesure que l’on pense que l’on évolue,   on arrivera jamais au-dessus du mur.

 

            Code d’honneur du Samouraï : Rompre ses relations

Un guerrier en service officiel peut avoir, parmi ses collègues, une personne avec laquelle il a rompu, pour quelque raison, toutes relations sociales. Dans le cas où leur maître leur a donné l’ordre de travailler ensemble, il doit se présenter directement à cette personne et lui dire : « On m’a confié une mission à accomplir avec vous et j’ai accepté cette mission. Bien que nous n’entretenions pas de relation sociale, puisqu’un travail commun nous a été confié, je souhaite que nous puissions nous consulter librement l’un l’autre de sorte que ce travail officiel progresse sans entrave. Comme vous êtes mon ainé et que vous m’avez précédé dans ce travail, je sollicite votre direction dans tous les domaines. Toutefois, si demain, on nous assignait d’autres tâches et que nous cessions de faire équipe, alors nous n’aurions plus rien à voir l’un avec l’autre. En attendant, je souhaite que nous nous consultions librement.

Mettre les choses à plat et coopérer dans le travail, voilà ce qu’un guerrier doit faire. Cela est d’autant plus valable que pour des collègues qui n’ont aucun différent entre eux. Si vous travailler ensemble, vous devez être en mesure de vous consulter en toute liberté.

           

Conclusions :

Sachant donc comment fonctionne l’école,comment les sensei et maîtres sont choisis et nommés, les critiquer  revient à critiquer SOKE, critiquer la hiérarchie des sensei,  ainsi que toute l’école en elle-même.

Si personnellement,  en tant que pratiquant,  je trouve que je suis sujet à d’innombrables injustices et d’innombrables humiliations dans ma pratique, je me dois de faire appel à ma logique ainsi qu’à mon esprit de libre arbitre !

Si je ne suis pas prêt à accepter l’école TAKEDA comme elle fonctionne, si je ne suis pas prêt à accepter l’école en tant qu’outil pédagogique, qui va me faire évoluer dans mon humanité en épanouissant ma personnalité, alors je dois réfléchir sur mes buts,  comprendre l’école ou la quitter, car j’y perds mon temps.

La liberté certes, liberté de l’esprit certes, mais le mot liberté résonne et ne va pas sans le mot « responsabilité ». Libre et responsable ! Lorsqu’on est libre, on est responsable de ses choix, mais si je dis cela on est déjà de l’autre côté du mur !

« libre et responsable à la fois »

 

 

Si cette école par son mode de fonctionnement ne vous plait pas, pour diverses raisons qui touchent votre esprit, qui touchent votre égo, quittez-la !

Si cette école dérive vers un climat sectaire, quittez-la !

Si cette école est dirigée par des sensei qui ne vous plaisent pas, quittez-là !

Si cette école est dirigée par un SOKE qui suit une autre voie que celle présentée au départ, quittez-la !

Si ………….

Mais sachez que l’école est la voie et non les hommes qui la composent.

Sachezque, si vousquittez l’école, ce départ sera considéré comme un échec personnel !

Nous n’aurons pas, en tant que sensei, su faire comprendre au combien cette école TAKEDA est riche en expériences humaines, qu’elle n’a qu’un seul but « pratiquer en toute humilité pour faire grandir notre humanité »

 

Pour terminer : Code du BUSHIDO

-        La politesse, c’est respecter autrui

-        Le courage, c’est faire ce qui est juste

-        La sincérité, c’est exprimer sans déguiser sa pensée

-        L’honneur, c’est être fidèle à la parole donnée

-        La modestie, c’est parler de soi-même sans orgueil

-        Le respect, c’est faire naître la confiance

-        Le contrôle de soi, c’est savoir taire sa colère

-        L’amitié, c’est le plus pur des sentiments humains.

 

 

Valmy DEBOT

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