Article samouraï

24/08/2010 22:31

Télécharger l'article publié dans la revue Samourai de octobre/novembre 2010 



 

« Pratiquez avec sincérité et constance : C’est cela la voie et c’est la seule voie »

  

-PL : Dans quel état d’esprit doit on aborder la pratique d’un art martial ?

 

-VD : Pratiquer avec l’ouverture du cœur, pratiquer avec sincérité telle est la voie. Ce n’est qu’en respectant ces conditions que l’on parvient à comprendre le pourquoi de la pratique d’une école traditionnelle. Les titres et les couleurs de DOGI et de OBI sont d’une futilité déconcertante et ne flattent que l’EGO.

 

La pratique véritable s’inscrit dans une évolution de perfection du geste et de l’esprit, car la pratique d’un art martial s’adresse à une élite de coeur et d’esprit.

L’éducation que recevait le samouraï était basée sur l’esprit du sacrifice de sa vie lorsque l’instant était là, lorsque le clan l’exigeait.

Dans l’esprit de ce guerrier lorsqu’il montait sur les champs de bataille, il avait déjà donné sa vie pour son maître, pour son clan. Après la bataille, s’il en sortait vivant, il avait eu de la chance. A aucun moment il n’avait eu peur.

 

-PL : Mais aujourd’hui cette pratique n’est pas désuète ?

 

-VD : De nos jours, les mœurs ont changés. Dans la vie sociale plus modéré, dans une pratique édulcorée du BUDO, adaptée à une modernité, cet engagement ce modèle de société perd, au fil du temps, cette conscience.

 

Faut-il de nos jours, faire abstraction de cet état d’esprit dans sa pratique ? Personnellement je ne le pense pas car c’est l’essence même d’un BUDO traditionnel.

 

Pour avoir rencontré des budokas, pratiquant des disciplines martiales modernes, je peux affirmer que la flamme au fond du cœur, existe ! Ils parlent de la même foi ! Ils se dirigent vers le même port, mais n’ont pas le même but.

 

-PL : Un exemple de cette pratique ?

 

-VD : Avril 2010, j’étais à TOKYO assistant à la finale des SUMOTORI, lors d’un shiai éliminatoire, un des participant remportant le shiai, après certes une longue tension, il esquissa un geste de victoire, fermant le poing et le tirant vers le bas. Mal lui en a pris. Il du s’excuser auprès de son partenaire, on ne se réjouit pas de la défaite de l’autre. Il du s’excuser auprès des juges et auprès des 6000 personnes qui assistaient aux finales.

 

Les sociétés féodales ayant disparues, il faut avoir cette capacité de percevoir l’énergie dans laquelle elles ont été crées. Car les conditions qui ont contribuée à l’élaboration des écoles d’arts martiaux sont à redécouvrir. Elles ont cependant marqué l’histoire ! L’énergie est toujours présente. Tout l’art est de la ressentir.

 

(Propos de Valmy DEBOT recueillis par Patrick LELONG)

 

 

 

Takeda Ryu NAKAMURA HA        “le véritable TAKEDA BUDO”

 

 

Héritier d’une des plus vieilles traditions martiales japonaises, la Takeda ryu NAKAMURA HA perpétue dans son enseignement l’esprit d’efficacité et de réalisme, cher aux samouraïs des temps passés.

 

Au lendemain de la seconde guerre mondiale, le Japon détruit est occupé par les troupes américaines.

Leur commandant en chef véritable pré consul, interdit tout ce qui de près, comme les arts martiaux, ou de loin, comme le théâtre NO, rappelle l’esprit des guerriers, qui avait animé la volonté farouche des soldats de l’empire, auxquels ses hommes ont dû s’affronter pendant le conflit.

Malgré cette interdiction, on sait que la pratique des arts martiaux se poursuivit dans certains dojo, bien que les sensei et leurs élèves fussent plus préoccupés à gagner leur vie qu’à s’adonner aux exercices martiaux.

Pourtant, en 1950, un jeune adolescent, NAKAMURA Hisashi, muni, comme le veut la tradition, de deux recommandations, frappa à la porte du dojo de OBA ICHIO SOKE. SOKE OBA était le quarante troisième SOKE de la Takeda Ryu, une tradition qui plonge ses racines loin dans l’histoire des arts guerriers du Japon et dont l’essence repose sur le principe de « Aiki no Jutsu » qui est le fondement spirituel et stratégique des arts martiaux de la Takeda Ryu.

 

 

ORIGINE DE L’AIKI

 

Elle remonte au 8ème siècle après JC, sous le règne du douzième empereur : Keiko Tenno.

Cette période de l’histoire du Japon fut marquée par les luttes incessantes menées contre les tribus qui peuplaient ce pays, d’où jaillira une figure légendaire : O-usu.

C’était un des nombreux fils de l’empereur. Il sera connu plus tard sous le nom de Yamato Takeru no MIKOTO ou Yamato Takeru no Mikoto ou Yamato le Brave.

Bien qu’âgé seulement de seize ans, son père le chargera de réprimer une nouvelle révolte de la tribu des Kumaso de Kyushu, dans le sud du Japon. Le Nihon Shoki rapporte ses exploits.

 

« En cours de route, il se soumit à une cérémonie de purification à la cascade de Kamiyo ; il posa ses pieds sur le fond rocheux de la cascade, s’emplit de la force de l’esprit et concentra toute la force du corps dans l’extrémité de ses doigts. Tourné vers le ciel, il portera plusieurs coups vers le haut, après quoi il laissa tomber ses mains en exécutant plusieurs fois des mouvements vigoureux. Après que le prince eut effectué ses actes, il prit la décision d’attaquer les Kumaso. Déguisé en femme, il se glissa dans le camp ennemi où il réveilla à coups de pieds le meneur des Kumaso.

Lorsque celui-ci voulut se lever vers lui, le prince ouvrit les bras, s’emplit de la force de l’esprit et jeta son adversaire à terre après lui avoir arraché le sabre. La technique consistait à ouvrir les bras et jeter l’adversaire à terre fut le début de l’aiki »

 

On dit qu’il transmit  ses connaissances à un certain Takeda No Kami No Mikoto, chargé de la défense du palais. Elles restèrent dans la famille impériale, avant d’être transmises au célèbre Yoshimitsu, illustre général du clan Minamoto (ou Genji) sixième, descendant de l’empereur SEWA (850-880) et considéré comme le véritable fondateur de l’aikijutsu.

En effet, on raconte, dans les anciennes chroniques, que lui et son frère aîné, Yoshiie, ont perfectionné les techniques développées dans leur clan, en particulier en disséquant les cadavres afin d’étudier le fonctionnement des articulations des os et la physiologie des tissus tendineux et musculaires.

 

 

ORIGINE DE LA TAKEDA RYU

 

Yoshimitsu chargea son fils ainé Yoshikyo d’aller dans la province de KAI. Il s’y installa et fonda une nouvelle branche de la famille sous le nom de « Kaigenjitakeda ».

KAI est le nom de la province, Genij l’autre lecture de Minamoto et Takeda le nouveau nom.

Dès lors, les arts martiaux de ce clan, devenus en quelque sorte un héritage familial inaliénable, se pratiquèrent sous le nom de Takeda ryu aiki no jutsu c’est-à-dire l’art de l’aiki de l’école Takeda. Ce ryu incluait, entre autre, l’art du sabre, de la lance, l’aikiju-jutsu et surtout le tir à l’arc à cheval qui, avec le Ogasawara ryu est la seule école encore pratiquée de nos jours.

 

 

ORIGINE DU DAITO RYU DE AIZU

 

Pendant un siècle, de 1490 à 1600, le Japon est encore déchiré par des luttes intestines. Mais ce ne sont plus les clans qui s’affrontent, comme ce fut le cas auparavant, pour l’empereur ou pour le shogun au siècle précédent. Ils luttent pour leurs propres intérêts. Cette période, appelèe Sengoku jidai, époque du pays en guerre est une référence à l’histoire de Chine qui connut, elle aussi, ce que les chinois appelaient la « période des royaumes combattants ».

Au cours du Sengoku jidai, le clan Takeda de Kai fut marqué par une figure légendaire, Takeda Shingen, qui brilla par ses victoires militaires. Très tôt il se brouilla avec son père Nobutora. Profitant de son absence, il voulut s’emparer du fief familial. Il fut exilé dans le clan Imagawa. Nobutora Takeda confia les secrets de l’école à son neuvième fils, Nobutomo qui, à son tour, les légua à son fils Katsuchiyo. Ce dernier partit pour Echizen (aujourd’hui Fukuoka) et entra dans le clan Kuroda. Il transmit à ses descendants la tradition de la Takeda Ryu et permit ainsi de préserver la ligne d’origine, Genryu, de l’école, jusqu’à nos jours. Car il existe une ligne collatérale. En effet, après la mort de Takeda Shingen, en avril 1573, un de ses frères Kumitsugu, selon le vœu du défunt, se mit au service de Ashina Morinji, maître des Aizu. Il devint le maître de sabre du clan et transmit partiellement la tradition de la Takeda Ryu.

Après les défaites subies par la famille Takeda, Kumitsugu ne voulut plus conserver son nom, il le remplaça par celui de Daito. C’est la raison pour laquelle cette ligne collatérale est connue comme Daito Ryu.

Takeda Sokaku Minamoto Masayoshi(1858-1943), admirable maître de sabre, étudia la tradition du Daito ryu et en particulier le Oishikiuchi.

Il l’appela Daito Ryu jutsu. Il eut comme disciple Ueshiba Morihei(1883-1969), le célèbre fondateur de l’aikido moderne (Ueshiba ryu).

 

 

SOKE NAKAMURA HISASHI

 

Quand en 1950, à dix huit ans, le jeune Hisashi Nakamura frappa à la porte du dojo niché sur le flanc des monts Yagura, il ne se doutait pas qu’il serait le quarante quatrième soke de la tradition d’origine de la TAKEDA RYU.

Né en 1932 à Shinshu, il partit habiter chez sa tante, dans le nord de Kyushu, à l’automne 49.

Admis comme uchi deshi au dojo de Soke Oba Ichio, il étudia avec passion. Soke Oba s’installa à Tokyo où il créa le seibuden Dojo pour enseigner et le Nippon Budo Renzen, une association pour la promotion du Budo.

 

Hisashi Nakamura le rejoignit en 1956 pour assister son maître. Très vite ses qualités d’enseignant l’amenèrent à le remplacer en maintes circonstances. En 1959, Soke Oba décéda brutalement sans nommer de successeur. On du fermer le Seibuden dojo, mais Nakamura choisit de vouer toute sa vie au budo. Il décide dès 1960 de bâtir sa propre organisation pour conserver et transmettre aux générations futures, l’immense héritage de la Takeda Ryu.

Ayant repris la direction de l’école, Soke Nakamura  responsable de la transmission de la doctrine a conscience que cette dernière pour sa survie, doit être diffusée le plus largement possible. Il décide dès lors de propager l’enseignement du TAKEDABUDO. Commencent alors pour lui dix années de difficultés qui seront récompensées.

En effet, au cours de cette période de sa vie, il créé de nombreuses écoles, d’associations, en particulier dans les universités mais aussi des organisations, comme le budokai, un groupement indépendant qui en 1970, deviendra le NSBR ou NIHON(Fédération japonaise de Budo) avec pour HUMBU Sobukai, le siège principal à Tokyo. En 1978, Nakamura Soke fait officiellement enregistrer l’école sous le nom de Takeda ryu Nakamura, associant ainsi son nom pour toujours à l’école.

 

 

TAKEDABUDO EN EUROPE

 

Valmy DEBOT sensei, est responsable de la promotion de la Takeda ryu en Europe et en Afrique. SOKE NAKAMURA lui accorde sa pleine confiance. Charger de contrôler l’administration des clubs et présenter des nouveaux membres et clubs au NSR Japon, il présente les candidats aux examens DAN et demande l’émission des diplômes à SOKE NAKAMURA, sauf pour la France. La TAKEDABUDO en effet fait partie de la FFKDA et se range totalement sous son organisation. Valmy DEBOT sensei entreprend de resserrer les liens sur le plan technique et administratif des clubs au travers l’Europe et l’Afrique.

Il a instauré un lien direct entre le responsable du club et SOKE NAKAMURA. Chaque responsable de club est libre et indépendant de toute organisation européenne et est directement responsable envers le NSR Japon. Chaque enseignant reçoit une autorisation d’enseignement qui est nominative.

 

Trois fois par an, pour une période de 3 semaines, Valmy DEBOT sensei se déplace au Japon, visite les différents dojos Takeda et assiste aux TAIKAI (tournoi dans les différentes disciplines). Il a des contacts très étroits avec Soke NAKAMURA et de nombreuses décisions sont prises sous son conseil. Valmy DEBOT sensei suit des cours privés dans le dojo de SOKE NAKAMURA ainsi que dans le dojo de son fils SHUGI NAKAMURA sensei.

 

Le dojo de la rivière à IZEL en Belgique a organisé la venue de SOKE NAKAMURA et de ses sensei japonais pour diriger le stage d’été. Plus de cent pratiquants par jour pour des entraînements dirigés par SOKE NAKAMURA fondateur du Takeda ryu moderne.

L’historique et la galerie de photos sont visibles sur le site www.takedabudo.com

 

 

 LES PROJETS

 

Valmy DEBOT sensei, avec son groupe, à la ferme intention de promouvoir la TAKEDABUDO en France. Grâce à la FFKDA et les conseils de leurs dirigeants, dès la rentrée seront organisés des formations pour les enseignants et sensei des clubs qui veulent faire partie de l’aventure de la TAKEDABUDO. Le calendrier sera tenu régulièrement mis à jour sur le site de la www.takedabudo.com

Pour l’instant quatre week-end de formation seront organisés sur PARIS,  durant le dernier trimestre de l’année 2010.

 

Le dojo de la Rivière quant à lui organise 4 week-end et une semaine de formation en offrant gîte et couvert pour un maximum de 10 personnes. Le résumé de toutes ces activités sera repris sur le site www.takedabudo.com

 

Le stage au Japon se déroulera durant les quinze premiers jours de novembre.

 

Le travail de promotion et de présentation de l’école takedabudo relève d’un travail de pionniers. Celui de faire connaître une école traditionnelle vieille de plus de 1200 ans et son représentant le 44ème SOKE NAKAMURA HISASHI.

 

Nous envisageons la venue de SOKE NAKAMURA début 2011 en France début avril.

 

 

Contact : www.takedabudo.com

 

Patrick LELONG

 

 



 

Télécharger l'article publié dans la revue Samourai de octobre/novembre 2010 



 

Rechercher dans le site

Soke Hisashi Nakamura,
le soke de notre école

  

Aikido Iaido Jodo Jukenpo Kendo

 

 

Prochain Rendez-vous

 

 

Pour tout renseignement sur le TAKEDA RYU NAKAMURA HA, veuillez vous adresser à Mr Valmy Debot.

 

Flux RSS

Livre d'or